Le premier trimestre de 2026 s’amorce dans un contexte de ralentissement du marché du travail au Québec. Entre la fin de 2025 et le début de 2026, l’emploi recule de 21 900 postes (–0,5 %), une baisse généralisée à l’ensemble de l’économie. Aucun secteur n’est épargné de façon marquée, ce qui témoigne d’un ajustement global plutôt que d’un choc sectoriel isolé.
Un recul généralisé au premier trimestre
La faiblesse de l’emploi touche plusieurs branches d’activité. Le secteur de la fabrication enregistre une baisse de 4 700 emplois (–0,9 %), un recul comparable à celui de l’ensemble des secteurs de production de biens. Cette dynamique confirme que la fabrication ne subit pas de pression disproportionnée.
Les principales contributions négatives à l’emploi proviennent toutefois de trois secteurs :
- Finance, assurances, services immobiliers et de location (–11 600; –3,7 %)
- Services d’enseignement (–8 900; –2,2 %)
- Soins de santé et assistance sociale (–5 900; –0,9 %)
Des secteurs en croissance porteurs de transformation
Malgré ce contexte difficile, certains secteurs affichent des gains notables, porteurs de transformation et d’innovation :
- Services professionnels, scientifiques et techniques (+10 500; +2,8 %)
- Information, culture et loisirs (+6 900; +3,8 %)
- Agriculture (+1 100; +2,3 %)
- Transport et entreposage (+500; +0,2 %)
Ces hausses sont particulièrement significatives pour la transition verte. Les services professionnels et scientifiques, l’agriculture et le transport constituent des leviers clés pour l’adaptation climatique, l’innovation technologique et l’évolution vers des pratiques plus durables.
Une dynamique contrastée selon les groupes d’âge
Les pertes d’emplois du trimestre sont fortement concentrées chez les personnes âgées de 25 à 54 ans (–38 800; –1,3 %), le principal bassin de main-d’œuvre. Cette baisse est liée notamment à un recul de la population et de la population active dans ce groupe.
À l’inverse :
- Les jeunes de 15 à 24 ans gagnent des emplois (+5 200; +0,8 %)
- Les 55 ans et plus progressent également (+11 700; +1,2 %)
Cette dynamique met en lumière un enjeu de relève important, notamment dans les secteurs en transformation comme les métiers liés à l’environnement et aux technologies propres.
Mars : un léger rebond mensuel de l’emploi
En mars 2026, le marché du travail québécois montre un léger rebond avec une hausse de 9 900 emplois (+0,2 %). Cette progression masque toutefois une recomposition interne :
- L’emploi à temps partiel augmente fortement (+27 800; +3,2 %)
- L’emploi à temps plein recule (–17 900; –0,5 %)
Les secteurs les plus en croissance sont :
- Services d’hébergement et de restauration (+12 700; +5,5 %)
- Services professionnels, scientifiques et techniques (+8 000; +2,1 %)
- Commerce de gros et de détail (+4 500; +0,7 %)
Les principales baisses touchent :
- Finance et immobilier (–6 400; –2,1 %)
- Fabrication (–6 400; –1,3 %)
- Construction (–4 600; –1,5 %)
Des enjeux de transition et de compétences
Ces résultats illustrent un marché du travail en ajustement, où certaines industries traditionnelles ralentissent pendant que des secteurs liés à l’innovation, aux services spécialisés et aux transformations économiques continuent de progresser.
Dans ce contexte, les domaines associés à la transition verte — science, ingénierie, agriculture durable, logistique et optimisation des ressources — demeurent des pôles stratégiques pour l’avenir du Québec.
Se préparer aux transformations à venir
Chez EnviroCompétences, nous croyons que chaque période d’ajustement du marché du travail représente une occasion de renforcer les compétences et d’accélérer la transition vers une économie plus durable.
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