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22 janvier 2026

2025 : une année charnière pour les compétences environnementales au Québec

Décembre 2025 – IMT et transition écologique

L’année 2025 aura été marquée par une stabilisation progressive du marché du travail québécois, dans un contexte où la transition écologique continue de transformer en profondeur les besoins en main-d’œuvre. Après une croissance de la population de 15 ans et plus en début d’année (+65 000 personnes entre janvier et août), celle-ci s’est établie à 7,6 millions. L’emploi a fluctué au cours des trois premiers trimestres, avant de connaître une reprise plus soutenue au quatrième trimestre (+25 100 emplois entre septembre et décembre).

Pour les sous-secteurs environnementaux reconnus par la CPMT — de l’eau aux énergies renouvelables, en passant par les laboratoires, la gestion des sols et les services-conseils — ces tendances confirment l’importance d’anticiper les besoins en compétences dans un marché en transformation.


Un marché du travail à un sommet, porté par des secteurs clés de la transition

En décembre, l’emploi au Québec a progressé de +15 500 personnes (+0,3 %), atteignant un sommet historique de 4 664 900 emplois. Cette hausse repose principalement sur l’emploi à temps plein (+16 900), tandis que l’emploi à temps partiel recule légèrement.

Sur l’ensemble de l’année 2025, le Québec affiche une création nette de 78 800 emplois (+1,7 %), une cinquième année consécutive de croissance. Cette dynamique est particulièrement structurante pour plusieurs sous-secteurs d’EnviroCompétences, notamment ceux liés à la gestion de l’eau, aux matières résiduelles et dangereuses, à la restauration après sinistre et aux services environnementaux spécialisés, qui s’inscrivent dans des besoins durables et réglementés.


Des secteurs en mouvement, reflet des enjeux environnementaux

Les hausses d’emploi observées en décembre dans les services d’enseignement, la construction et les autres services traduisent des leviers importants pour la transition écologique.

  • La construction est directement liée à la gestion des sols, à la réhabilitation de sites, à la restauration après sinistre et aux infrastructures hydriques.
  • Les services professionnels et scientifiques, malgré un recul ponctuel, demeurent essentiels pour les services-conseils en environnement et les laboratoires en environnement, au cœur de la conformité réglementaire et de la gestion des risques environnementaux.
  • Les autres services regroupent plusieurs activités liées à la conciergerie spécialisée, au nettoyage industriel et à la gestion antiparasitaire, des secteurs clés pour la santé environnementale et la prévention.

Ces mouvements soulignent la nécessité d’une main-d’œuvre qualifiée capable de répondre à des enjeux de plus en plus complexes.


Relève, expérience et transmission des compétences

En décembre, l’emploi est en hausse chez les 55 ans et plus (+16 400) et chez les 25 à 54 ans (+1 600), mais en baisse chez les 15 à 24 ans (-2 600). Cette tendance pose un enjeu important de relève pour plusieurs sous-secteurs environnementaux, notamment ceux reposant sur une expertise technique et scientifique, comme les laboratoires, la gestion des sols, l’eau et les services-conseils.

La transmission des savoir-faire, la formation de la relève et la requalification de la main-d’œuvre deviennent ainsi des leviers essentiels pour assurer la continuité des services environnementaux au Québec.


Des salaires en hausse pour des métiers spécialisés

En décembre, le salaire horaire moyen s’établit à 36,00 $, en hausse de 5,0 % sur un an, dépassant la croissance de l’indice des prix à la consommation (+3,0 %). Cette progression reflète la valeur stratégique des métiers liés à l’environnement, qu’ils soient techniques, scientifiques ou opérationnels.

Les données par niveau de qualification montrent également une hausse de l’emploi chez les travailleurs « qualifiés » et « moins qualifiés », tandis que l’emploi des « hautement qualifiés » recule à court terme. Cette situation met en lumière l’importance d’adapter les parcours de formation aux besoins réels des sous-secteurs environnementaux, tant sur le terrain qu’en expertise spécialisée.


Se préparer aux transformations du marché de l’environnement

Chez EnviroCompétences, ces constats alimentent nos analyses sectorielles, nos études et nos actions de formation. Les données de 2025 confirment que la transition écologique repose sur des métiers essentiels — en qualité de l’air, eau, énergies renouvelables, matières résiduelles, restauration après sinistre et services-conseils — qui exigent des compétences adaptées et en constante évolution.

Pour soutenir ces transformations :
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