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25 mars 2026
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Leila Copti : rassembler les forces pour accélérer la transition verte

Elle ne porte pas de cape, mais Leila Copti pourrait presque être qualifiée de super-héroïne du secteur environnemental québécois. Depuis plus de 15 ans, elle réunit les bonnes personnes, accélère les décisions et transforme des idées en actions concrètes.

Cette année, nous avons réussi à recueillir le témoignage de Leila Copti, qui partage son parcours atypique, son engagement et ses conseils pour celles et ceux qui souhaitent faire une différence dans le secteur environnemental.


Un catalyseur au service de l’action

« Mon rôle a toujours été celui d’un catalyseur : rassembler les bonnes personnes pour que les décisions et les actions se prennent plus vite », explique Leila Copti.

Fondatrice de Copticom, aujourd’hui conseillère stratégique, elle a récemment confié la direction de l’entreprise à la relève, un ancien stagiaire devenu président-directeur général.

« L’objectif est simple : faire collaborer des acteurs qui, autrement, ne se parleraient pas. »


Des projets structurants et des alliances stratégiques

Au fil des années, Leila Copti a participé à de nombreux projets emblématiques :

  • Études pionnières sur les emplois verts et verdissants au Québec
  • Initiatives en mobilité durable et en aménagement du territoire
  • Création d’alliances pour le transport collectif, l’économie verte et la transition socioécologique

Elle a également contribué à la mobilisation de la société civile lors de la COP15, en réunissant rapidement des dizaines d’organisations canadiennes pour préparer un accueil ambitieux de la communauté internationale.

« On fait beaucoup de recherche de fond, mais surtout, on s’assure que ces idées circulent et se transforment en actions concrètes. »


Un parcours atypique guidé par l’engagement

Rien ne prédestinait Leila Copti à travailler en environnement. Avec un bac en musique et une maîtrise en psychologie, elle commence son engagement par le bénévolat auprès de Greenpeace.

« J’ai offert mon temps… et je ne suis jamais repartie », raconte-t-elle.

Elle poursuit ensuite au Conseil régional de l’environnement de Montréal, où elle développe un intérêt marqué pour les enjeux municipaux. Aujourd’hui, elle est aussi conseillère municipale à Val-des-Lacs, ce qui lui permet d’allier vision stratégique et engagement terrain.


Encourager les femmes à prendre leur place

Au cours de sa carrière, Leila Copti a vu évoluer la place des femmes dans le secteur environnemental.

« Quand j’ai commencé, la majorité des organisations étaient dirigées par des hommes. Aujourd’hui, on voit des femmes fortes et compétentes s’affirmer. »

Pour elle, le soutien mutuel est essentiel :
« Il faut s’encourager, se coacher, s’entraider. Plus on veut influencer à haut niveau, plus ce soutien devient indispensable. »

Elle souligne également l’importance des alliés et des modèles, comme Dominique Dodier :
« Dominique a su prendre sa place et adopter une posture de leadership forte au sein des CSMO. Elle continue d’encourager les femmes et de transmettre cette préoccupation : il ne faut pas lâcher le morceau. »


Conseils à la relève : oser et s’entourer

À celles et ceux qui souhaitent s’engager en environnement, Leila Copti donne des conseils clairs :

  • Se faire confiance et ne pas rester seul·e
  • Aller vers les réseaux pour s’entraider et partager ses idées
  • Ne pas hésiter à s’engager en politique, car beaucoup de décisions environnementales se prennent là

« On a besoin de plus de femmes en environnement, mais aussi en politique. C’est là que ça se joue. »


Rassembler, connecter, accélérer

À travers son parcours, Leila Copti illustre parfaitement la force de l’action collaborative. Sa philosophie est simple : rassembler les bonnes personnes pour faire avancer les enjeux, même dans des contextes complexes.

« Il suffit parfois de réunir les bonnes personnes pour faire bouger les choses. C’est exactement ce que je tente de faire depuis plus de 15 ans. »


Crédit photo : Katerine Guertin